Concours International 1993 / 1994

Les entrées de ville
1er Prix

cliquez sur l'image
Sava ORLOVIC

"Une nouvelle entrée, une nouvelle gare", Site de la gare du nord.

Ecole de Paris-la-Seine

2ème Prix
Pascal FABRE

"Boulogne Billancourt, avenue de Lattre de Tassigny", site de Boulogne Billancourt.

Ecole d'architecture de Paris Conflans

3ème Prix
Julie FLOHR

"Une entrée de ville pour Paris : la porte de Clichy".

Ecole d'architecture de Versailles

Le constat

Après plusieurs décennies de développement urbain, mené dans l’urgence et la précipitation, bien des villes réalisent aujourd’hui les nombreux dysfonctionnements résultant de cette pratique d’urbanisation.
En effet, beaucoup d’entre elles sont à la recherche de leur identité. Face à la désespérante monotonie de leur tissu urbain, elles s’intéressent de plus en plus à l’art urbain pour requalifier leurs espaces non bâtis dans le but de se forger à nouveau une personnalité, ou du moins une image.
Dans cette optique, les entrées de ville constituent l’un des lieux privilégiés d’intervention. Portes d’accès à la cité, elles portent bien des espoirs pour les élus de voir leur commune se différencier de leur voisine, de marquer (démarquer, remarquer) leur territoire - souvent au détriment de la cohérence et de la continuité urbaine intercommunale -. Qui plus est, les grandes enseignes commerciales se sont appropriées ces espaces tampons où les communes ont parfois immolé la qualité architecturale et urbaine sur l’autel de la taxe professionnelle.

Un concours d’art urbain consacré aux entrées de ville

En donnant ce thème d’actualité à la troisième session de son concours d’art urbain, le Séminaire Robert Auzelle a souhaité attirer l’attention des élèves des écoles concernées par l’art urbain sur la complexité de ces espaces majeurs de la ville. Il a refusé de les limiter aux seuls lieux d’accès routiers, voulant élargir la réflexion et l’intervention des étudiants sur tous les espaces publics permettant d’entrer au contact de la ville, que ce soit :
- par la route (péage autoroutier, bretelle, rocade, porte, gare routière…)
- par l’eau (port maritime, port fluvial, base nautique, pont….)
- par le rail (gare SNCF, RER ou RATP…)
- par le ciel (aéroport, aérogare, héliport…).
Chacune de ces voies constitue une clé de lecture différente des entrées de ville. Chacune d’entre elles a fait l’objet d’une conférence préparatoire afin de présenter aux étudiants leur problématique propre : localisation, échelle, périmètre de rayonnement, images et symboles, stratégie, besoins, pratiques, cadres urbain et architectural.

Les sites proposés par huit communes d’Ile de France

Huit communes d’Ile de France, sollicitées par l’Associations des Maires de France et concernées par cette problématique, ont accepté de soumettre à la réflexion des étudiants une quinzaine de sites. Quatre d’entre elles proposaient des « têtes de pont » (Boulogne Billancourt, Issy les Moulineaux, Juvisy sur Orge et Villeneuve la Garenne), trois autres des accès depuis des nationales (Coignières, Elancourt et Jouars-Ponchartrain) et deux des espaces de mitoyenneté entre deux communes (Clichy et Villeneuve la Garenne).
En fait, tous ces sites, localisés dans l’Essonne, les Hauts de Seine et les Yvelines, relevaient de l’accès automobile à la ville.

Les sites retenus par les concurrents

Cette tendance exclusive pour l’automobile s’est, hélas, retrouvée sous forme d’une très forte préférence de la part des étudiants dans le choix de leur site d’étude. En effet, seuls trois projets y ont dérogé : deux d’entre eux ont porté sur des entrées de ville ferroviaires, dont le premier prix, et un troisième sur les « sorties » de métro.