Concours International 1994 / 1995

Les espaces publics délaissés
1er Prix

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Céline PETREAU
Ecole d’Architecture de la Villette

« Projet jugé pertinent et offrant une réponse intelligente aux problèmes auxquels sont confrontés des quartiers choisis comme celui de St Denis. Le projet utilise habilement les ancien ateliers municipaux, sauvant son architecture et jouant intelligemment sur ses espaces libres par les traitements de sol , la mise en valeur des façades, l’aménagement de séquences visuelles et la création d’animations. L’expression graphique est claire et la planche très explicite ».
2ème Prix ex-aequo
Sébastien RIPOLL
Ecole d’Architecture de Paris Conflans

« Projet jugé fort par la reconquête d’un carrefour proche de la francilienne. Projet très lisible offrant l’image séduisante d’une muraille-liaison entre différents espaces et offrant une somme d’activités culturelles et ludiques ( théâtre, complexe d’escalade, passerelles , mur anti-bruit, base de loisirs) ».
2ème Prix ex-aequo
Sylvie LE PLATRE
Ecole d’Architecture de Versailles

Tchély SHIN
Ecole d’Architecture de Versailles

Catherine SOULABAIL
ENSH

« Projet jugé original par son intervention, modeste mais sensible, sur un espace rural très particulier et démesuré. Projet qui sait faire le lien entre l’histoire, le renouveau du lieu et proposant un usage qui pourrait intéresser tout autan les promeneurs que les propriétaires ».

Ce concours s’inscrit à la suite des concours précédents portant sur les espaces publics ordinaires (1992), les éléments naturels dans les espaces publics (1993), les entrées de villes (1994). Il vient ainsi compléter la réflexion engagée par le Séminaire Robert Auzelle sur les espaces publics et le paysage, lieux d’expression de la vie sociale et de la culture d’un pays, sur lesquels il convient d’être à la fois vigilant et bienveillant.

Conférences
Après le lancement du concours,le mois de janvier a été consacré à une série de conférences débats. Des expert sont venus éclairer le débat, il s'agit de :

Laurent BONY – Architecte CAUE 91
Henri BONNEMAZOU – Directeur CAUE 78
Patrick URBAIN – Directeur CAUE 94
Bertrand DELADERRIERE – Architecte- CAUE 77

Jury
Guy BURGEL, Directeur du Laboratoire de Géographie Urbaine, Professeur à l’Université Paris X – Nanterre, président du jury

Elisabeth ROJAT-LEFEBVRE, directeur-adjoint du CAUE 78
Yves CHAULEUR – Ingénieur Général de la Construction, coordonnateur du Collège Espaces Protégés et Architecture au CGPC
François LAPOIX – Conseiller Régional d’Ile de France, Professeur d’Ecologie urbaine
Jean-François SAGLIO – Président de l’Institut Français de l’Environnement
Etienne TRICAUD – Directeur adjoint de l’Aménagement à la SNCF
Alain CORNOUILLER, représentant de la Mairie de SURESNES (92)
Bertrand DELADERRIERE, représentant le CAUE 77
Jean-Claude PIDAL, représentant le CERTU
Alain TROUVAT – représentant la Direction de la Nature et des Paysages
Rémi LOPEZ, Président du Conseil National de l’Ordre des Architectes
Catherine BERSANI – Directeur de l’Architecture et de l’Urbanisme

Conclusion du jury
Le jury relève que ce thème des espaces délaissés a eu beaucoup de succès auprès des étudiants avec de nombreuses propositions originales, en témoignent les nombreux projets primés ou mentionnés. Il s’en félicité.
Il retiendra de ce sujet plusieurs questionnements, bien perceptibles dans les diverses propositions :
- un espace délaissé peut de manière surprenante devenir structurant,
- l’espace délaissé et son aménagement ne sont pas indifférents au facteur temps,
- l’espace délaissé, critiquable en soi, fait partie de la ville. Son existence est inévitable.
L’absence d’espaces délaissés serait-elle une bonne chose, dans la mesure où elle signifierait une espèce de ville finie ? Néanmoins, l’inventivité d’une société se reconnaît souvent à sa capacité de récupération des espaces délaissés.

Conclusions :
Ce 4ème prix Robert Auzelle de l’art urbain est toujours un événement. Le fait que ce prix soit décerné en dehors de toute volonté de promotion d’un support médiatique est le signe que les professionnels reprennent confiance dans leur utilité sociale.
Le deuxième signe tient au nombre d’étudiants de toutes origines et toujours aussi nombreux qui se sentent concernés par cette démarche. Il montre que les étudiants veulent investir et s’investir dans ce domaine.
En cela, ils répondent à une attente.
L’art urbain pose en effet la question d’un au-delà de la nature. Car pratiquer l’art urbain c’est faire plus confiance à l’homme qu’à la nature pour oser un geste de consolation qui aide les hommes à vivre ensemble, dans nos villes qui souvent méritent d’être réinvesties dans un souci de cohésion sociale.

Guy BURGEL
Président du Jury