Concours International 1996 / 1997

Ronds-points et carrefours
1er Prix

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ARNOLD Hélèna (école CAMONDO), HELMAN Valérie (E.A. Versailles), BOUCHERON Olivier (EAV), EUVERTE Magali (EAV)

MM. CHAUSSARD
et HARADA (Enseigants)

Aménagement du carrefour Maison Blanche à Malakoff, Haut de Seine

Projet jugé audacieux et offrant une réponse intelligente aux problèmes de circulation en s’efforçant d’en diminuer l’impact et dans le respect d’un certain réalisme. Le projet traite le lieu dans son ensemble, proposant la création de bâtis neufs de r+4 à r+6 en alignement de voies afin de structurer l’espace urbain, il dévoile habilement le boulevard Camélinat ce qui a pour effet de réduire les flux de circulation. En accompagnement de ces mesures, le projet offre une requalification générale des espaces dévolus aux piétons : création d’une piste cyclable et piétonne le long du talus SNCF et s’affranchissant de l’avenue Pierre Brossolette grâce à l’implantation d’une passerelle qui leur est réservée, recomposition et réutilisation des espaces libres (boulodrome, marché, plate-forme de jeux...).
L’expression graphique est séduisante et la planche est très explicite.
2ème Prix ex aequo
Xavier COMBE, Sophie FLEURY et Loic DUCLOS
MM. CHAUSSARD et HARADA (Enseigants)

Unification de la place Sambat à Boulogne Billancourt, Haut de Seine

Projet estimé fort par l’éradication proposée des surabondances et incohérences des éléments de mobilier existants sur le lieu qui n’ont qu’un effet néfaste sur ce carrefour déjà très redoutable par l’intensité de son trafic (point d’aboutissement de huit voies au centre de la ville).
Le projet propose de donner une orientation forte à la place, disposant un grand écran digital, support d’information, sur un pignon ingrat très en vue et surtout situé dans l’axe de l’avenue Morizet, celle qui conduit aux grands équipements publics du centre ville (Hôtel de ville, poste, centre culturel et commissariat de police, tous éléments d’architecture prestigieux). Cette idée, simple mais marquante, a été appréciée.
Au niveau des idées avancées, l’équipe suggère un « tapis de pavés » pour marquer cet axe, accompagné partiellement d’un mail planté d’arbres rouges et débouchant sur un mât emblématique situé au centre de la place.
La présentation est précieuse tout en étant claire.
2ème Prix ex aequo
Laetitia COMET, Stéphanie CHIOTASSO, Julia MEJIA-CALDERON et Reyes SANCHEZ-MURILLO.

Rupture de la coupure crée par l'avenue Roger Salengro à Chaville, Haut de Seine

Projet jugé minimaliste mais adapté et raisonnable par rapport aux contraintes à résoudre.
La proposition consiste à relier les deux côtés de l’avenue en dessinant deux places correspondant aux centres d’attraction les plus forts du site : l’une entre l’église/le marché et la mairie et son parc, montrant le lien à trouver et entre le parvis de l’ »Atrium » et le front bâti et commercial du côté opposé à l’avenue.
Différentes propositions soulignent cette recherche : création d’un souterrain partiel, terre plein central sur une partie de l’avenue et support d’activités, mails d’arbres à planter et installations de pergolas...
L’expression de la planche est claire.

Les carrefours des voies de circulation sont dans les villes des lieux publics majeurs. Qu’ils se situent en entrée où en centre-ville, ils sont aménagés de plus en plus souvent en rond-point pour répondre à des exigences de trafic et de sécurité routière. En périphérie des centres-villes ils sont souvent investis d’une façon anarchique par la publicité, et le cadre physique qui les entoure est constitué par des bâtiments et des plantation sans soucis de composition d’ensemble.
- Il est cependant indispensable pour la qualité de la vie en ville, de veiller à mieux organiser ces lieux, d’une part pour que les piétons puissent également circuler et traverser les voies dans des conditions de confort et de sécurité, d’autre part pour que le cadre bâtit où naturel soit aménagé dans un projet global où les constructions et les plantations, le décor et le mobilier qui les environnent, répondent à des préoccupation de composition urbaine et d’aménagement d’ensemble. Ceux-ci devant apporter aux riverains, et d’une manière générale, aux habitants et aux utilisateur de la ville, une réponse à des besoins sociaux et économiques, de jour comme de nuit. La beauté sera aussi recherchée en créant des ambiances et un paysage favorisant une fréquentation agréable des lieux et une image séduisante lorsqu’il s’agira d’une entrée de ville.
- Les sites sur lesquels les équipes effectueront des proposition devront s’intégrer dans un projet d’ensemble dont il conviendra d’établir le programme en l’illustrant par une esquisse à partir d’un diagnostic sur l’état existant. Le jury et le public devront pouvoir ainsi effectuer une comparaison avec l’état initial du site et ainsi apprécier l’intérêt de la proposition.
Les sites concernés sont proposés par les communes, ou avec leur accord explicite, par les DDE (arrondissements territoriaux) et les SDA, désirant participer aux concours après y avoir été invités par les Unions des maires et les CAUE de la région Ile de France.

Conférences
Aprés le lancement du concours,le mois de janvier a été consacré à une série de conférences débats. Des expert sont venus éclairer le débat, il s'agit
Pour le CERTU : MM LHUILLIER et PIDAL, Mme JANOYER
M. J. VERMEIL (journaliste), M. René-Jean REYES (maire de Thomery)

Jury
Les membres du jury ont coopté le président du jury:
M. René-Jean REYES, maire de Thomery, ingénieur-expert routier

Le jury etait composé de :
M.Michel AMILHAT, diecteur Général de la SANEF Qui a apporté le soutient de sa société, a été l'un des pères du giratoire français
Mme Loula CHOFFE représentant le CAUE 91
M Gilles DAVOINE représentant le journal Le Moniteur
M. François DUGENY Directeur de l'IAURIF
M. Pierre VIATTE représentant J.P GUILLAUMAT-TAILLET du CERTU
M. Loic JOSSE enseignant à L'ENPC
M. Jean LAFONT sous-directeur à la DNP
M. Alain SAMSON représentant le directeur du CAUE 92
M. Michel CALVINO du CERTU

Conclusion du jury
Le jury relève que ce thème des carrefours et ronds-points a eu un relatif succès auprès des étudiants avec de nombreuses propositions originales en équipe pluridisciplinaires.
Il retiendra :
- les fonctions « circulation » ont été peu ou insuffisamment étudiées, mais à contrario, certains projets n’ont pas hésité à tenter de refaçonner la ville pour résoudre le problème des carrefours ;
- le jury a noté une présence trop limitée en général des étudiants ingénieurs dans les équipes, ce qui explique la remarque formulée ci-avant ;
- certains membres du jury ont mis l’accent sur une tendance générale des projets à favoriser l’ « embellissement urbain » plutôt qu’a avancer de grandes idées bouleversantes ; la raison tient probablement au fait qu’il s’agit d’équipes pluridisciplinaires qui ont eu peu de temps pour réfléchir et remettre leur projet ;
- d’autres membres du jury ont été frappés par la difficulté qu'ont dû rencontrer les étudiants entre l’envie de créativité et la faisabilité de leur projet, en remarquant cependant que les projets lauréats ont cependant évité cet écueil ;
- enfin, certains se sont attachés à souligner le fait remarquable qu’un seul enseignant de l’Ecole d’architecture de Versailles ait pu encadrer trois équipes avec des résultats très différents dans leur approche ou surtout leur rendu.
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Ce 6ème concours d’art urbain démontre une nouvelle fois l’intérêt de la démarche. Comme les années précédentes, un nombre conséquent d’étudiants de nombreuses écoles se sont regroupés et ont adhéré à la philosophie du concours. Il montre que les étudiants veulent investir et s’investir dans ce domaine.
En cela ils répondent à une attente, où le savoir faire des spécialistes, professionnels ou en devenir, comptent peut-être peut par rapport à la demande de plus en plus exigeante de nos concitoyens en terme d’espace de qualité de vie et de cohésion sociale.