Concours International 1997 / 1998

La ville en lumière
1er Prix

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Daniel NAGLE
Edimbourg Collège Off Art

Mise en éclairage générale de la commune de Jouars-Ponchartrain (78)

Le jury a apprécié l’approche globalisante du projet mettant en avant une étude sur l’ensemble de la commune et proposant une mise en éclairage porteuse et créatrice d’identité.
Projet jugé classique mais qui intègre une sérieuse analyse des lieux en tirant parti de la géographie locale (points dominants, axes, monuments etc…). Il offre des réponses réalistes et parfaitement réalisables avec des choix de mode d’éclairage adaptés aux caractéristiques des lieux : alternance d’éclairages hauts et en contre-plongée pour souligner les frondaisons d’arbres, passage de lumières chaudes à lumières froides pour grandir les monuments publics (église, château…), candélabres de voirie plus ou moins évanescents pour marquer les transitions aux entrées et sorties de ville…
L’expression graphique est séduisante et la planche est très explicite.
2ème Prix ex aequo
Isabelle KAMINSKI
ENSAD

Florent HEBERT
E.A. Villemin

Mise en éclairage des espaces verts et parcs de la ville de Cesson

Projet jugé original et pour certains un peu provoquant, mais cependant considéré comme créatif, car il met en scène la magie de la lumière.
Haut en couleurs, il se distingue par la profusion d’illuminations des éléments végétaux et aquatiques. Le projet propose des éclairages en forme de scintillements multiples qui ont pour ambition d’apporter une réponse au paradoxe du site, limite entre la ville et la campagne, espace qualifié de « rurbanité ».
Dans l’ensemble, l’expression est claire et le graphisme de qualité.
2ème Prix ex aequo
Christophe PRESSOIR
E.A. Villemin

Mise en éclairage des espaces verts et parcs de la ville de Cesson

Projet jugé original et pour certains un peu provoquant, mais cependant considéré comme créatif, car il met en scène la magie de la lumière.
Haut en couleurs, il se distingue par la profusion d’illuminations des éléments végétaux et aquatiques. Le projet propose des éclairages en forme de scintillements multiples qui ont pour ambition d’apporter une réponse au paradoxe du site, limite entre la ville et la campagne, espace qualifié de « rurbanité ».
Dans l’ensemble, l’expression est claire et le graphisme de qualité".

Depuis quelques années, la notion d’éclairage public évolue. La multiplication des expériences à l’échelle de centres anciens de quartier, voire de villes entières, montre un souci croissant de la part des municipalités non seulement de mieux éclairer, mais de mettre en lumière.
Les motifs sont très divers. Il s’agit dans tel village de mettre en valeur la place du centre avec son église classée. Il s’agit de rendre plus sûr certains passages et voies empruntés la nuit. Il y a aussi à des échelles plus importantes des expériences soulignant la structure même de la ville, lorsqu’il s’agit de mettre en lumière un littoral ou la silhouette urbaine, une ligne de crête, d’éclairer le fond d’une fenêtre urbaine, et mieux encore de mettre en évidence l’entité urbaine permettant aux citoyens de circuler dans une ville lisible dans laquelle ils s’identifient avec fierté à partir de points d’observation singuliers. Cette dernière idée est une sorte d’aboutissement de la mise en lumière d’une ville auquel le présent concours convie les villes et les concurrents, enseignants et étudiants.
L’espace urbain contemporain des communes de la région Ile de France, comme celui d’autres régions fortement urbanisées, est marqué à l’intérieur des limites communales par des clivages et des différences d’identité, par exemple entre le centre ancien et certains quartiers périphériques, l’expérieur, par l’absence de limites physiques clairement marquées (voir le Vocabulaire Illustré de l’Art Urbain) avec des communes voisines, le tissus de banlieue créant une continuité banalisée.
La lecture de l’ouvrage « l’image de la cité » de K. Lynch sera très utile aux étudiants participant à ce concours pour leur donner quelques rudiments sur la manières dont la ville peut être perçue.
A partir des sites des villes qui se porteront candidates pour offrir leur territoire à la réflexion des concurrents, il conviendra pour ceux-ci de proposer une esquisse de plan-lumière qui au delà de l’éclairage public, permettre de souligner les caractéristiques physiques de l’espace urbain ou des édifices singuliers, qui mettent en valeur aux yeux de ses habitants, l’identité de la ville et ceci dans les limites administratives de son territoire.
Le jury et le public devront pouvoir effectuer une comparaison entre la ville représentée de jour (en plan, en coupe, en perspective panoramique) et la ville représentée, mise en lumière – la nuit – afin d’apprécier l’intérêt de la proposition.
La finalité de cette approche étant de donner une image de la ville de nuit qui soit rassurante, lisible et qui permettre à chaque habitant de s’identifier à une communauté dont le patrimoine commun est mis en valeur.

Conférences
Roger NABONI – Président ACE ( Association des Concepteurs lumière et éclairagiste)
Jean SABATIER – concepteur lumière
Louis CLAIR – concepteur lumière
Anne BUREAU – concepteur lumière

Jury
Roger NARBONI – Président de l’Association des Concepteurs Lumière et Eclairagistes, président du jury

Jean- Marie BRETILLON – Maire adjoint de Charenton le Pont (94)
Gilles DAVOINE – urbaniste et journaliste, le Moniteur du Bâtiment et des Travaux Publics
M. CHARRETIER – Directeur des Services Techniques de la Ville de Cesson (77)
Pascal GIRAUX – Président de la Chambre Syndicale Française de la Publicité Lumineuse
Jean-Paul DUMONTIER – Architecte-urbaniste en Chef de l’Etat, directeur adjoint du CERTU
Marc MARCOLONI – Président de la Fédération des Associations Sportives et Culturelles et d’Entraide du Ministère de l’Equipement
Wladimir MITROFANOFF – architecte, Président de l’Académie d’Architecture
André PARINAUD – Président de l’Académie des Arts de la Rue
Philippe CORNILLEAU – directeur des Services Techniques de la ville de Bois-Colombes (92)
Marie-Laure ROQUELLE, Maire de Jouars-Ponchartrain (78)
Gérard UNIACK – Président du Conseil Régional de l’Ordre des Architectes d’Ile de France

Conclusion du jury
Au vu du nombre des projets rendus, le jury relève que le thème « la Ville mise en lumière », n’a, semble-t-il, pas recueilli autant de succès auprès des étudiants que certains thèmes abordés les années précédentes.
En revanche, sur les vingt cinq projets rendus, la qualité d’ensemble a paru remarquable, peut-être supérieure aux éditions précédentes. Le côté technique et relativement pointu du thème de cette année explique peut-être cela.
A nouveau, de nombreux projets inter-écoles ont été déposés, ainsi qu’en témoignent les projets primés ou mentionnés. Le jury s’en félicite.
Il retiendra des réponse apportées par les étudiants plusieurs enseignements :
- les étudiants ont bien généralement produit des projets de grande qualité graphique. On peut attribuer ce résultat à la qualité des conférences initiales, l’attrait des étudiants pour le thème de la lumière et le zèle des enseignants.

Les réponse les meilleurs restent le plus souvent classiques, mais le thème choisi, relativement pointu, à sûrement orienté ce choix. A cela s’ajoute le fait que des équipes pluridisciplinaires qui se créent à l’occasion et qui ont eu peu de temps pour réfléchir et remettre leur projet hésitent bien souvent avant de se lancer dans des propositions audacieuses.

CONCLUSIONS
Ce 7ème prix Robert Auzelle de l’art urbain démontre à nouveau l’intérêt de la démarche.
Comme les années précédentes, un nombre conséquent d’étudiants de nombreuses écoles différentes se sont regroupés et ont adhéré à la philosophie du concours. Il montre que les étudiants continuent de vouloir investir dans ce domaine de l’art urbain, toutes disciplines confondues.
Cela est d’autant plus vrai cette année où le thème retenu, relativement difficile, celui de la lumière, fait appel à des connaissances en éclairagisme pas encore suffisamment développées dans toutes les écoles françaises supérieures touchant les problèmes d’aménagement.
En cela les étudiants répondent à une attente, où le savoir-faire des spécialistes, professionnels ou en devenir, comptent peut-être peu par rapport à la demande de plus en plus exigeante de nos concitoyens en termes d’espaces et d’équipements de qualité de vie et de cohésion sociale.