Concours International 1998 / 1999

La convivialité urbaine
1er Prix

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Grégory EWEST
E.A. Paris Val de Marne

L’avenue de la mémoire des hommes, commune de Charenton le Pont (94)

le jury a apprécié l’approche globalisante du projet mettant en avant une étude sur l’ensemble du périmètre du projet et proposant un véritable statut et usage à l’espace avec l’extension du cimetière.
Projet jugé classique, s’opposant aux modes actuelles, mais qui intègre une sérieuse analyse des lieux en tirant parti de la géographie et des spécificités locales (cimetière, espaces d’entrées de ville, rue, axe de circulation et de cheminement etc…). Il offre des réponses réalistes et simples avec un rideau de luminaires géants accompagnant l’avenue et deux arbres ornementaux (cèdres), points de fixation et repères pour l’entrée de ville.
L’expression graphique est séduisante et la planche est très explicite."
2ème Prix
Ali NAZEMI
E.A. de Versailles

Une promenade d’entrée vers Charenton le Pont (94)

Projet estimé soucieux de traiter l’espace par certains détails soignés du projet qui sont asses élaborés et qui s’est fortement intéressé aux problèmes de l’usage. L’auteur n’a pas hésité à proposer de limiter courageusement la circulation automobile le long du cimetière en créant des rétrécissements. Il a su également proposé une solution audacieuse tentant de créer un lien plus fort entre les vivants et les morts."
3ème Prix
Isabelle KAMINSKI
ENSAD

Réaménagement de la RN 10 – Elancourt (78)

Projet jugé extrêmement lisible et qui propose une amélioration qui va dans le bon sens dans un lieu parcouru et fréquenté, espace ouvert et peu avenant.
Le jury a apprécié les idées générales proposées, séparant mieux les fonctions et les espaces (remodelage léger des bas-côtés de la route afin de protéger les cheminements piétonniers, nouvel éclairage public de qualité, piste cyclable…). Il a néanmoins considéré qu’avec une plus grande réflexion la proposition aurait pu être aboutie."

La convivialité urbaine est avant tout une finalité sociale qui concerne tous les lieux publics surtout ceux qui offrent des paysages urbains en difficulté et dont le statut social affiche une dégradation. Les propositions des candidats se devaient dans l’analyse de la situation existante dégager des éléments de programme correspondant à une réhabilitation sociale, architecturale et environnementale des lieux publics proposés par les Maires.

Conférences

Catherine PFEFF – artiste peintre
Jean-Pierre DUVAL – Architecte
Jean-Paul DUMONTIER – Directeur-adjoint du CERTU
Bertrand CREUCHET – sous-directeur des Sites et des Paysages
Caroline MOLLIE-STAFULESCO – Architecte-Paysagiste DPLG, auteur de « l’Urbanisme Végétal »

Jury

Martine KIS – Journaliste Groupe le Moniteur et Présidente de l’Association des Journalistes de l’Habitat et de la Ville (AJIBAT), président du jury
Jacques-Henri BORD – Gérant de la Société d’Aménagement – SETIF
Jacques CAGET – Vice-Président de la Ligue Urbaine et Rurale
Bertrand CREUCHET – Sous-Directeur des Sites et Paysages, Direction de la Nature et des Paysages, Ministère de l’Environnement
François DUBERTRET – Vice-Président d’Espaces pour Demain
Pascal GIRAUX – Président de la Chambre Syndicale Française de la Publicité Lumineuse
André PARINAUD – Président de l’Académie Nationale des Arts de la Rue
Jean-Pierre PERRIN – Maire-adjoint à l’Urbanisme, Ville d’Issy les Moulineaux (92)
Séverine ROMME – Ingénieur, Service d’Aménagement et de Développement Urbain de la Ville de Rueil-Malmaison (92)
Michel BIOLLET – Architecte-Paysagiste

Conclusion du jury

Au vu du nombre de projets rendus, le jury relève que ce thème « la convivialité urbaine » a recueilli un certain succès auprès des étudiants, même si il ne s’agit pas du meilleur cru depuis qu’existe le concours d’art urbain du Séminaire Robert Auzelle.
Ceci étant, sur les vingt six projets rendus, la qualité d’ensemble a paru un peu en dessous de certaines éditions antérieures. Le côté technique et très polyvalent du thème de cette année explique peut-être cela.
A ce sujet, le fait que les lauréats soient majoritairement des équipes individuelles (quatre sur cinq), ce que le jury peut regretter par rapport aux objectifs du Séminaire, souhaitant les projets inter-écoles, est sûrement lié au sujet de cette année que l’ont peut qualifier de complexe, demandant une réflexion quels que soit les lieux tout à la fois sur le véhicule (stationnement et circulation), la plantation (les espaces verts urbains) et l’affichage (la publicité dans la ville).
Certains membres du jury ont tenu a fait part du peu de prise en compte généralement par les étudiants de la dimension de la publicité, préférant trop souvent s’en affranchir, alors qu’il s’agit d’un phénomène économique qui s’impose tout autant que l’automobile. Cette question est à renvoyer aux enseignants des écoles afin qu’ils en soient conscients.
Plus globalement, parmi les projets écartés, beaucoup présentaient des caractéristiques communes : nombreuses fautes d’orthographe, analyse du site insuffisante, traitement simpliste de la notion d’environnement ou parfois une présentation en patchwork, privilégiant la forme au fond.
Le jury retiendra des réponses apportées par les étudiants plusieurs enseignements :
- les étudiants ont pour certains produits des projets de grande qualité graphique. On peut attribuer ce résultat à la qualité des conférences initiales et l’attrait des étudiants pour les thèmes abordés.
- Les réponses les meilleures restent le plus souvent classiques, mais le thème choisi, relativement pointu, a sûrement orienté ce choix. A cela s’ajoute le fait que des équipes pluridisciplinaires qui se créent à l’occasion et qui ont eu peu de temps pour réfléchir et remettre leur projet hésitent bien souvent avant de se lancer dans des propositions audacieuses.
- La complexité du sujet de cette année aurait pu nécessiter la remise du projet sur un format légèrement plus grands. Certains étudiant ont peut-être pu être frustrés par le format exigé.

Martine KIS
Présidente du jury